MEO-CAMUZET, Nuits-Saint-Georges 2018

75cl Rouge Bourgogne, Côte de Nuits AOC Nuits-Saint-Georges

MEO-CAMUZET, Nuits-Saint-Georges 2018
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MEO-CAMUZET, Nuits-Saint-Georges 2018
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La note by Christian Walter

90-92/100

Méo-Camuzet est un domaine de référence, largement reconnu sur le marché mondial, et dont les collectionneurs s'arrachent la moindre bouteille. On ne devient pas un grand vigneron ou un domaine réputé du jour au lendemain, mais avec le temps, par la transmission d'un véritable savoir-faire qui s'est construit de génération en génération, par la succession de taches méticuleuses, par la mise en valeur de terroirs exceptionnels, etc... Je vous invite à lire la présentation du domaine Meo-Camuzet pour comprendre un peu plus l'élaboration de ces grands pinots noirs qui font la réputation de ce domaine.

MEO-CAMUZET (Côte-de-Nuits)

Depuis plus de quatre siècles la famille Méo se consacre à la culture de la vigne et à la vinification. Le village bourguignon de Selongey, au nord de la Côte d'Or, en est le berceau. Même si aujourd'hui hélas, la vigne y a disparu, une salle de pressurage datant de l'an 50 atteste de la présence de vignerons gallo-romains. Aujourd'hui, le domaine Méo-Camuzet fait partie des plus réputés de Bourgogne. Jean-Nicolas et son équipe continuent de travailler le nez et le goût de leurs vins, dans le respect de la nature, l'amour du terroir et du métier.

L'objectif du domaine est de produire des vins qui allient structure et finesse, concentration et charme. Il faut parvenir à l'équilibre, tout en respectant la personnalité du terroir et du millésime. Pour cela, il faut faire preuve de beaucoup de respect, au cours de toutes les étapes de l'élaboration du vin. Cela commence déjà à la vigne ! Si le domaine n'est pas certifié en bio, il en a les pratiques : utilisation de produits agréés bio, labours des sols, connaissance intime de chaque parcelle, viticulture de précision cherchant à prévenir les maladies et maîtriser les rendements. Ces pratiques sont exigeantes et dévoreuses de temps, elles ont pour but l'équilibre de la vigne avec son environnement, l'expression du terroir et du climat particulier à chaque millésime. Il arrive que la pression de maladies soit trop forte ou l'environnement de la parcelle trop contraignant : une molécule de synthèse peut alors être utilisée, en dernier recours car les moyens matériels ou humains sont privilégiés.

Les raisins restent entre 3 et 5 jours à macérer à froid (15° environ) avant que la fermentation ne démarre naturellement. Pendant la fermentation, un contrôle (et non une direction) des températures est effectué, afin que celles ci ne dépassent pas le seuil critique (34-35°), au delà duquel les levures pourraient ralentir, voire stopper leur activité. Au début, le domaine effectue des remontages, c'est à dire que l'on pompe le jus qui est en bas de la cuve pour asperger les baies qui sont au dessus ; puis à la fin de la fermentation, il commence à pratiquer des pigeages, c'est à dire que l'on enfonce les baies (le «chapeau») dans le jus en fermentation, ce qui les presse légèrement et libère les pépins et donc des tannins. Il est souhaitable que ce cycle de fermentation, qui dure de deux à trois semaines, s'achève progressivement et les cuves en béton, plus sûres à stériliser d'une vendange à l'autre que les cuves en bois, nous aident à conserver des températures douces qui décroissent lentement. L'extraction est plutôt faible, la vendange est peu traitée ou triturée : peu de soufre, peu de chaptalisation ou d'acidification, des pigeages seulement en fin de fermentation. C'est ainsi que l'individualité de chaque vin s'exprime... mais il faut que les raisins soient au départ d'excellente qualité !

La mise ou non en fûts neufs est une décision importante : le fût permet une oxydation ménagée du vin à travers les pores du bois, qui le stabilise mais apporte également des arômes, qui vont se marier avec ceux du vin... ou devenir dominants. Un fût d'occasion «marque» moins le vin mais perd ses pouvoirs d'aération au bout de quelques années, les pores et interstices du bois se bouchant progressivement. Si l'on décide de mettre en fûts neufs, la chauffe, le type de chêne (origine, caractéristiques techniques) doivent être adaptés à l'appellation, ainsi que bien sûr, la proportion. Adapter la proportion de fûts neufs au millésime n'est pas très fiable, le caractère de chaque vin tel qu'il ressort au fil des années est un bien meilleur déterminant. D'autres circonstances comptent également beaucoup : l'époque et la vitesse de la fermentation malolactique (non provoquée), l'interaction avec les lies, la gestion du soutirage et le degré d'aération que l'on souhaite pour ses vins... Chaque étape doit être raisonnée.

Le vin

Il est presque impossible de résister à ce vin dans sa prime jeunesse mais il vieillit également très bien. Les millésimes 87 ou 89 sont à cet égard encore étonnants aujourd'hui. Beaucoup de rondeur et d'amabilité dans ce vin. Il vous caresse en bouche et vous séduit illico par son équilibre. Difficile de deviner le terroir de Nuits ... Peut-être le nez, un peu plus sauvage que sur Vosne.

Fruit expressif, frais et épicé, dans le nuits villages, qui s'appuie sur un élevage qualitatif mais un peu collant. (RVF, millésime 2017, noté 15,5/20)

The 2018 Nuits-Saint-Georges derives from parcels in Au Bas de Combes, Aux Athées and La Petite Charmotte. Offering up a deep-pitched bouquet of sweet berry fruit, spices, rose petals and dark chocolate, it's medium to full-bodied, elegant and perfumed, with an enveloping core of fruit, powdery tannins and good length on the finish. This is a fine bottling that will be comparatively accessible young this year. (Guide Parker, millésime 2018, noté 90-92/100)

La presse spécialisée en parle

Le style actuel de ce domaine prestigieux, propriétaire entre autres dune large parcelle du clos Vougeot superbement située, juste à côté du château, tente avec succès de concilier tradition et modernisme. Jean-Nicolas Méo et son régisseur Christian Faurois sont des hommes très méticuleux et réfléchis, se remettant continuellement en question. Les vins sont vigoureux et denses mais avec style, bâtis pour un long vieillissement. On est depuis plusieurs années très proche du plus haut niveau de la Bourgogne mais faute d'échantillons présentés lors de nos dégustations à l'aveugle, nous ne pouvons l'affirmer pour les 2015. Le seul vin présenté, le nuits premier cru les-murgers était pourtant magique. (Bettane & Desseauve,producteur de très haute qualité la gloire du vignoble français, noté 4*/5)

Désormais également vigneron en Oregon, Jean-Nicolas Méo est propriétaire de ce domaine de référence, dont les qualités sont largement reconnues par le marché mondial, et dont les collectionneurs s'arrachent la moindre bouteille. Il a su habilement pérenniser le style des vins, de grands bourgognes parfumés, policés par des élevages luxueux mais dotés d'une étoffe et une profondeur de texture admirables, entre classicisme et modernité. Les parfums s’épanouissent avec quelques années de bouteille et les vins gagnent encore en profondeur. Nous apprécions ces vins sérieux et soignés, mais les élevages un peu ostentatoires les formatent, ternissent légèrement le fruit et les rendent moins digestes que nous le souhaiterions. (RVF)

Caractéristiques

  • note guide Parker : 90-92/100
  • note RVF : 15,5/20
  • Contenance & Format : 75cl
  • Cépage : 100% pinot noir
  • Terroir : Une parcelle de 60 ares, située au "Bas de Combes" et qui fait la limite avec Vosne-Romanée. Le terroir est très beau : immédiatement au pied du coteau, dans un sol très fin.
  • Vignoble : La vigne est vieille (plus de 60 ans), elle n'est pas très chargée et produit de petits raisins millerandés, souvent guère plus gros qu'une pomme de pin
  • Viticulture : Agriculture très raisonnée (lutte raisonnée)
  • Elevage : Le fût neuf est très bien supporté (à 50 % environ) et contribue à le structurer.
  • Millésime : 2018
  • Période de consommation : à boire entre 2020 et 2027
  • Alcool : 13,5% vol.
  • Service : 16 à 18°C, carafer dans sa jeunesse